Les outils doivent libérer de la valeur ajoutée pour les DAF à temps partagé

Depuis son apparition il y a environ 15 ans, le métier de DAF / CFO à temps partagé s’est progressivement démocratisé et connaît aujourd’hui une nette expansion.

Selon le dernier Observatoire de la DFCG sur les tendances de la profession en 2020, le développement du temps partagé dans le domaine de la finance résulte notamment de « la recherche de solutions flexibles dans les entreprises ». Les besoins des TPE et des PME ont évolué avec la montée en puissance des starts-up et bousculent les vieilles habitudes. « La flexibilité est devenue un enjeu majeur pour un nombre croissant de petites et moyennes entreprises dont les cycles de vie sont souvent imprévisibles et les structures de couts fixes inadaptées à leur stade de développement. Le recours à un DAF à temps partagé permet en cela de mieux s’ajuster au niveau d’activité » observe Marc Le Vernoy, président fondateur de 3H18, entreprise spécialisée dans l'assistance administrative sur mesure pour PME.

Mais pas seulement.  Comme le souligne Benjamin Bitton, associé chez 2CFinance (cabinet de conseil financier) « la crise du Covid a été riche d’enseignements notamment sur la façon dont les DAF à temps partagé, ont montré leur capacité d’adaptation en pilotant à distance des missions complexes dans un environnement difficile ». La richesse des profils et des compétences proposés y est pour beaucoup. « La profession a joué un rôle central dans la mise en place des PGE qui ont rendu la tâche financière et administrative ardue pour les chefs d’entreprises.

Ces derniers se sont rapidement retrouvés débordés, notamment face à la multiplicité des interlocuteurs, et ont pu bénéficier d’expertises spécifiques » note Théo Richard, directeur financier externalisé au sein du cabinet ACL Audit.  Les DAF à temps partagé, qui interviennent en général auprès des TPE, des PME et des start-up sur des périodes pouvant osciller de 2 à 15 jours par mois, couvrent, en effet, un large périmètre de sujets. « Notre force est de pouvoir proposer un panel de compétences très variées d’ordres géographique, sectoriel, stratégique, juridique ou fiscale » confirme Benjamin Bitton.

La flexibilité est devenu un enjeu majeur pour un nombre croissant de petites et moyennes entreprises dont les cycles de vie sont souvent imprévisibles et les structures de couts fixes inadaptées à leur stade de développement

Au-delà de cette pluridisciplinarité, la valeur ajoutée d’un DAF à temps partagé passe également par le conseil au dirigeant. « Dès lors tout temps gagné sur les tâches administratives permet de monter en compétence » constate Benjamin Bitton. En cela la crise sanitaire et les contraintes imposées par le confinement ont montré l’importance d’outils modernes et adaptés pour permettre aux professionnels de piloter leurs missions de n’importe quel endroit en s’appuyant sur des solutions automatisées, réactives et fiables. Pour Marc Le Vernoy, un bon outil doit, entre autres, « fluidifier les rapports avec les experts comptables, permettre des gains de productivité grâce à l’automatisation des tâches manuelles et garantir une traçabilité des opérations ». Le défi étant de pouvoir mettre une procédure en face de l’outil. « Il existe une solution adaptée pour chaque modèle de facturation ou chaque business model » rappelle Benjamin Bitton. Toutefois, tel que le remarque Théo Richard « il faut composer avec des demandes spécifiques de clients qui requièrent un certain niveau de granularité dans le paramétrage des données ».

Il est en effet parfois compliqué de disposer d’un reporting à jour et en temps réel. Or la restitution de la data est un élément déterminant dans les rapports entre le DAF à temps partagé et son client, qu’il s’agisse d’une mission d’analyse financière, de contrôle de gestion ou encore de conseil. « La question est de savoir comment délivrer de manière instantanée des informations qui soient fiables et de bonne qualité tout en ayant en permanence une vision sur les flux, et la position de trésorerie nette en temps réel » glisse Théo Richard.

Par ailleurs, la multiplication des outils verticaux (notes de frais, un autre pour les factures fournisseurs, factures de ventes, récupération des écritures de banque…) constitue souvent une source de contraintes. Selon Alexis Renard, CEO de Regate, « l‘existence d’un portail « unique » permettant de gérer sur une même interface et dans une même logique de fonctionnement est donc un pré requis essentiel, ce qui implique une interopérabilité et une compatibilité de l’outil avec les logiciels existants ». A condition bien sûr que l’« onboarding » de la solution soit indolore, et que son installation ne soit pas chronophage.

L’enjeu est de taille car la mise en place d’outils SI (ERP, outil de comptabilité ou de gestion) figure parmi les fonctions transverses du DAF à temps partagé. Selon Marc Le Vernoy, « leur rôle est central dans le choix des bons outils sachant qu’un système centralisé et unique ne fonctionne pas. Chaque direction (RH, Commerciale,…) doit disposer du sien. » Sans compter qu’il peut s’avérer « très valorisant auprès du client d’arriver avec une solution et de proposer un nouveau process pour le suivi de sa gestion financière » conclut Théo Richard

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